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5 choses que les gens se font des idées fausses sur les personnes avec autisme

Malgré toutes les campagnes de « sensibilisation » qui inondent nos médias sociaux, il y a encore une quantité étonnante de fausses informations bien intentionnées mais incorrectes, voire nuisibles, qui circulent sur le vécu et les comportements de l’autisme. Les personnes autistes sont-elles un code à démystifier ? Nos comportements sont-ils étranges et irrationnels ? Comment pouvons-nous communiquer avec vous ?

Avant de commencer, il convient de définir brièvement les termes : Le terme « alliste » désigne toute personne qui n’est pas autiste, tandis que le terme « neurotypique » désigne toute personne qui ne souffre pas d’une affection psychologique ou d’un trouble de la personnalité ; toute personne qui n’est pas « neurodivergente ».

Enfin, comme vous l’avez probablement déjà remarqué, cet article utilisera un langage axé sur l’identité. Cette décision a été prise pour une raison complexe mais très importante : il s’agit de la formulation recommandée par l’ASAN et l’Autism Women’s Network, qui, contrairement à Autism Speaks, sont des organisations dirigées par des autistes. Les personnes ont leurs propres préférences quant à la manière dont elles devraient être désignées, mais comme dans toute communauté, la définition de termes généraux est une discussion complexe et permanente.

Voici 5 choses que les gens se trompent sur l’autisme :

Idée fausse 1 : Les autistes sont enfermés dans leur esprit.

Notez que nous n’avons pas dit « enfants autistes ». Il est essentiel que nous reconnaissions l’existence et le travail des adultes autistes.

Le comportement incompris dans ce cas est la communication autistique. Une personne est peut-être non verbale et communique par des grognements et des sons, des gestes physiques ou des textes. Elle évite peut-être le contact visuel lorsqu’elle parle. Chaque jour, nous sommes bombardés d’histoires sur la guérison miraculeuse de personnes comme celle-ci, « incapables de communiquer », qui se sont finalement « libérées de leur corps ».

Cette idée fausse vient de l’idée que, parce que la communication autistique est différente, l’autisme doit retenir les gens, ou les « piéger » loin de leur véritable expression (neurotypique). C’est loin d’être le cas et, en fait, il existe de nombreux exemples de personnes autistes qui souffrent lorsqu’elles sont contraintes d’utiliser des modes de communication neurotypiques et qui s’épanouissent lorsqu’une communication alternative est possible. Les parents de Carly Fleischmann pensaient qu’elle était totalement incapable de communiquer avec le monde qui l’entourait, jusqu’à ce qu’elle ait la possibilité de taper à la machine. Fleischmann a grandi pour lancer son propre talk-show, toujours non verbale, mais entendue.

Le plus souvent, les personnes autistes ne sont « piégées » que par les normes sociétales qu’elles sont censées respecter.

Idée fausse 2 : Les comportements autistiques sont résistants et désobéissants.

Un enfant qui se bouche les oreilles en classe « fait une scène ». Un adulte qui ne veut toujours pas manger de légumes ayant certaines textures « doit grandir ». Un élève qui ne suit pas les instructions est « résistant ». …N’est-ce pas ?

La vérité est que, si les autistes peuvent avoir du mal à apprendre les normes sociétales en matière de bonnes manières et de socialisation, il y a de vraies raisons à ce qu’ils font.

Parfois, il suffit d’expliquer « pourquoi ». La conformité pour le plaisir de la conformité peut être un défi – l’un des comportements peut-être les plus vertueux de l’autisme !

Parfois, il peut être utile de demander « pourquoi ». Est-ce qu’une disposition différente des sièges de la classe les aiderait à gérer le bruit ? Une préparation différente les aiderait-elle à manger des légumes ? Les comportements humains ont une raison d’être, et les comportements autistiques ne font pas exception.

Idée fausse n° 3 : les mains et les corps calmes sont des corps qui se contrôlent et se régulent bien.

Il peut être si douloureusement facile de vouloir cela. Peut-être êtes-vous un parent et souhaitez-vous que votre enfant adopte les mêmes comportements que ceux qui vous indiquent un esprit et un corps en paix.

En réalité, de nombreux comportements d’autostimulation (ou « stims ») servent un objectif d’auto-apaisement. Le fait d’être autorisé à stimuler peut améliorer la concentration, réduire le stress et favoriser les fonctions cognitives et exécutives, et y renoncer peut être traumatisant. Lorsque vous voyez quelqu’un se balancer, fredonner, battre des mains ou adopter d’autres comportements non dangereux, sachez qu’il n’est pas nécessaire de l’entraîner pour qu’il soit heureux et qu’il réussisse.

Parfois, les stimulations peuvent être une forme importante de communication ! Avec du temps et de la patience, vous pouvez apprendre leur langage, tout comme ils s’efforcent d’apprendre le vôtre.

Idée fausse n°4 : il ne s’agit que de « comportements ».

Tant par leurs différences sensorielles que par leurs perspectives uniques, les autistes vivent le monde différemment. Ce qui serait une crise de colère déraisonnable pour un adolescent neurotypique, par exemple, peut être une réaction raisonnable à un centre commercial qui est, pour un adolescent autiste, aussi bruyant et animé qu’un concert de death metal.

Considérer ce comportement comme irrationnel, et non comme une réaction rationnelle, délégitime les besoins de cette personne (et lui apprend que ses besoins ne sont pas légitimes). Au lieu de cela, sachez que la société peut s’adapter.

Idée fausse n°5 : l’autisme fait obstacle à l’amour.

Certains craignent que les personnes autistes ne se sentent jamais aimées ou proches. Mais c’est plutôt la société, et non l’autisme, qui les isole ! La façon d’aimer une personne autiste n’est pas de forcer chaque indication de neurodivergence. Certains d’entre nous grandiront en parlant plus, en s’embrassant plus, en établissant un contact visuel plus important, et d’autres non, mais cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas ressentir ou exprimer de l’amour.

L’autisme est une façon d’être. Comprendre ses caractéristiques est une partie cruciale de notre compréhension.

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